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Climat. Les glaciers des Alpes fondent si vite que les scientifiques commencent à craindre pour la stabilité des montagnes

L’été 2026 pourrait être le plus chaud jamais enregistré en Europe, avec des conséquences particulièrement graves dans les Alpes. Les glaciers suisses connaissent une fonte exceptionnelle, provoquée notamment par un hiver peu enneigé et une vague de chaleur précoce en mai.

Le glacier du Rhône illustre cette situation : plus de 9 mètres de glace ont fondu en surface en 2026, et environ 30 millions de tonnes de glace ont disparu. La fonte précoce a fait disparaître dès début juillet les réserves de neige accumulées durant l’hiver, alors que ce phénomène se produit normalement vers la fin septembre.

Cette fonte accélérée fragilise également les montagnes. Des crevasses, torrents sous-glaciaires et chutes de rochers apparaissent, augmentant les risques d’éboulements et d’autres accidents. Les scientifiques développent donc de nouvelles techniques de surveillance, notamment grâce à des câbles à fibre optique capables de détecter des fissures profondément enfouies.

La disparition des glaciers représente aussi une menace pour les ressources en eau. Le Rhône fournit de l’eau pour l’hydroélectricité, l’agriculture, la viticulture et le refroidissement de certaines installations nucléaires.

À plus long terme, la situation est préoccupante : plus de 1 000 glaciers suisses ont déjà disparu en cinquante ans, et les projections indiquent que plus de 97 % des glaciers alpins pourraient disparaître d’ici 2100. Sur le glacier du Rhône, il ne pourrait rester qu’environ 5 % de la langue glaciaire actuelle.

Des solutions comme les géotextiles peuvent ralentir la fonte, mais elles sont très coûteuses et ne constituent pas une solution définitive. La principale possibilité de préserver une partie importante des glaciers reste donc de limiter le réchauffement climatique mondial.