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Société. Une  bataille pour avoir accès aux videos tournées par la police de Los Angeles prend forme

BODYCAM. Avant que cette technologie ne se généralise en Europe les policiers américains -équipés d’une camera personnelle fixée à leur uniforme-  provoque  déjà la polémique quand à la possibilité du public d’avoir  accès à toutes les images tournées pendant leurs missions sur le terrain.

A Los Angeles Charlie Beck, chef du Département de la Police de la ville (LAPD) a déclaré qu’il ne pensait pas en général autoriser la divulgation des enregistrements sans une autorisation préalable accordée par une action devant un tribunal. Le Département considère les enregistrements comme une preuve, une démarche d’investigation qui ne devrait pas être accessible au public selon le code de procédure de la loi californienne.

A une réunion avec des résidents de communautés à propos des caméras personnelles pour les policiers entre les représentants du corps de police et des personnalités des résidents ceux-ci ont demandés pourquoi le public n’aurait pas accès à ces enregistrements.  Beaucoup ont dit que retenir ces enregistrements au public pourrait porter atteinte à la transparence et à la responsabilité des officiers de police.

” Si il y a des enregistrements” a déclaré Julie Levine une résidente de Topanga “ces enregistrements doivent être vus des deux cotés, comme cela l’on pourrait les confronter sur un terrain égalitaire”. L’audience a applaudit.

Dans un interview Beck a déclaré que les caméras vont apporter la transparence même si le public n’ a pas accès à ces enregistrements. Il a affirmé que l’autorité de surveillance mixte des citoyens du département de la Police aurait l’autorisation de vérifier ces videos.

“Je pense que les gens confondent la transparence et l’accès à tout par le public. Et il n’est pas certain que le public puisse avoir la capacité d’éviter des erreurs  qui peuvent être commises par de multiples entités en dehors du département de la Police” a-t-il déclaré. “Je pense à  la signification de la transparence. Je ne pense pas que la transparence signifie qu’on poste toutes les interventions sur YouTube”.

Le chef pense qu’il y a une “prohibition morale” à respecter.

“Les gens nous appellent à venir chez eux dans leur plus mauvais jour et je ne pense pas qu’ils nous invitent à rendre public cette intervention. Les familles nous appellent quand ils sont en crise. Les victimes nous appellent quand des choses horribles leur arrivent commises par des délinquants. Rendre cela public peut les re-victimiser, ca ne sert pas la justice. Et je ne pense pas que cela soit la bonne chose à faire”.

Les experts sont d’accord qu’il y a là un problème en ce qui concerne la vie privée comme par exemple quand les policiers entrent dans une maison privée ou quand des mineurs sont concernés.

Dennis Kenney un ancient officier de police qui enseigne maintenant au John Jay College of Criminal Justice à New York dit que l’accès public aux images des policiers peut avoir comme effet de rafraichir l’action: certaines personnes ne voudront pas interagir avec la police si ils savent que les images pourront être disponibles publiquement. Mais laisser un département choisir ce qu’il laisse diffuser “va détruire l’avantage d’utiliser la vidéo”.

Gorges Alpert un professeur de criminalogie à University of South Carolina dit que le cas de la transparence va compliquer la fréquence avec laquelle les citoyens enregistrent les actions de la police lors d’interventions dans l’espace public. Si quelqu’un sort son smartphone et enregistre une video et la télécharge en ligne, pourquoi la police ne pourrait t’elle pas faire de même avec ses enregistrements?

“Celles-ci ne devraient pas aller sur YouTube, mais si quelqu’un a une question sur ce qui s’est passé je ne vois pas pourquoi cela ne serait pas possible de l’obtenir. Il n’y a pas de responsabilité si ce n’est pas possible de visionner ces images”.

Parce ce que les “body cameras” sont relativement récentes dans la technologie policière les règles pour le matériel et les tournages varient d’une agence à l’autre. Les départements s’appellent pour échanger des conseils quand ils équipent leurs personnels.

Même les ville qui ont déjà utilisé les caméras depuis des années  comme Rialto et Oakland ont ajusté leurs procédures lorsque  des nouveaux développements apparaissent.

Extrait de Los Angeles Times traduit par Pier Blattner.

Video Shows Cops Wrestle a Black Teen to the Ground for Walking in the Street

 

At one point an officer appears to clip the boy in the face with a nightstick, but Stockton police say that the teenager was resisting arrest and that the officers complied with department protocol.

 

 

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