Musique. « Osez Joséphine ». Clip d’Alain Bashung réalisé par Jean-Baptiste Mondino
IMPECCABLE Le clip de la chanson “Osez Joséphine” (issue de l’album du même nom sorti en 1991) a été réalisé par Jean-Baptiste Mondino, photographe et réalisateur français reconnu pour ses clips et séances photo pour de grands artistes internationaux comme Madonna, David Bowie ou Sting.
Jean-Baptiste Mondino signe le visuel du clip, qui met en scène Alain Bashung au centre d’une piste (évoquant un cirque), avec un cheval blanc qui tourne autour de lui et d’une guitariste, créant une image hypnotique et symbolique qui a marqué l’imaginaire du public.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le clip n’a pas vraiment été tourné dans un vrai cirque en activité — du moins pas sans préparation particulière : Selon des souvenirs rapportés par Jean-Baptiste Mondino et des proches de la production, l’équipe voulait initialement filmer dans le vrai Cirque Gruss, mais celui-ci a brûlé quelques jours avant le tournage.
Dès lors, il a fallu reconstituer une piste de cirque en studio, avec un sol de terre suffisamment épais pour que le cheval puisse galoper autour de Bashung et de la guitariste sans danger.
Ce travail de reconstitution a été intense et a représenté un vrai défi technique pour toute l’équipe, notamment pour assurer la sécurité du cheval et des artistes sur un sol artificiel.
L’idée du morceau est née le 9 novembre 1989, lorsque Alain Bashung et son parolier Jean Fauque regardent à la télévision la chute du mur de Berlin, symbole fort de liberté retrouvée. Cette scène a déclenché chez eux une série d’images et de mots qui serviront de base à l’écriture du texte.
Les paroles jouent avec la langue et les images, très typique de l’écriture avec Jean Fauque : elles ne racontent pas une histoire linéaire, mais créent plutôt des impressions, des métaphores et des doubles sens — un peu comme de la poésie en musique.
Le prénom “Joséphine” provient en partie d’une figure féminine proche de Bashung (sa tante, femme libre dans un village conservateur) et d’une petite anecdote où il avait dit à la fille du batteur « Osez, Joséphine ! ».
Le titre fonctionne comme un hymne à la liberté (notamment féminine), sans message unique figé, ce qui laisse une grande place à l’interprétation — une marque de fabrique de Bashung.

