Grèce. Que disent les critiques de Kapodistrias, le nouveau film de Yannis Smaragdis ?
Sorti le 25 décembre 2025 dans les salles grecques, le dernier film de Yannis Smaragdis retrace la vie de Ioannis Kapodistrias, figure fondatrice de l’Etat grec moderne. Cette épopée historique, consacrée au premier gouverneur de la Grèce indépendante après la libération de l’Empire ottoman, a suscité des réactions contrastées. Si la critique professionnelle s’est trouvée largement réservée, le public a répondu présent, avec 130 000 billets vendus dès les quatre premiers jours d’exploitation.
Le portrait d’un héros national
Le film dépeint Kapodistrias comme un diplomate visionnaire, un chrétien profondément engagé et un dirigeant animé par le sens du sacrifice.
Né à Corfou en 1776 dans une famille noble, il étudie la médecine en Italie avant de revenir exercer sur son île natale, offrant souvent ses services aux plus démunis. Sa carrière diplomatique commence en 1809 au sein de l’Empire russe, où il gravit rapidement les échelons, jusqu’à devenir ministre adjoint des Affaires étrangères.
Après la guerre d’indépendance grecque, Kapodistrias est élu gouverneur d’un pays dévasté. Arrivé en Grèce en 1828, il s’attelle à la reconstruction de l’Etat. Il organise l’armée, jette les bases d’un cadre juridique et crée des institutions destinées à stabiliser le pays.
Le film insiste sur son engagement total pour la liberté et la dignité humaine, au prix de son plus grand amour et de sa richesse personnelle, qu’il n’hésite pas à sacrifier pour son pays.
Cette intégrité lui sera fatale : il est assassiné le 27 septembre 1831 devant l’église de Saint-Spyridon, victime d’un complot mêlant rivalités locales, ingérences étrangères et trahisons internes.

