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Science. Chez les primates, la fin du mythe du mâle dominant

MONKEY Les relations de domination entre mâles et femelles chez les primates sont beaucoup plus complexes et variables qu’on ne le pensait auparavant. Contrairement à l’idée ancienne d’une domination systématiquement masculine (ou plus rarement féminine), les recherches récentes montrent que cette vision binaire est dépassée.

Dans la majorité des espèces, il n’y a pas de domination stricte d’un sexe sur l’autre : seulement une minorité présente une hiérarchie clairement masculine ou féminine. Souvent, mâles et femelles gagnent autant de conflits. La domination ne repose pas uniquement sur la force physique, mais aussi sur des facteurs sociaux et comportementaux.

Les femelles peuvent exercer un pouvoir important, notamment en contrôlant la reproduction (choix du partenaire, refus d’accouplement) ou en formant des alliances, comme chez les bonobos. Les structures sociales, les cultures propres à chaque groupe, l’environnement (forêt ou savane) et même les différences entre populations d’une même espèce influencent fortement l’équilibre des pouvoirs.

L’histoire de la primatologie a aussi évolué : longtemps centrée sur les mâles, elle a intégré progressivement le rôle des femelles, révélant des biais dans les anciennes interprétations. Aujourd’hui, les chercheurs reconnaissent l’importance de facteurs comme l’apprentissage, la personnalité individuelle et les interactions sociales.

Enfin, le texte souligne que les connaissances restent limitées par le faible nombre de populations étudiées, mais qu’une conclusion s’impose : chez les primates, les rapports entre les sexes sont flexibles, diversifiés et façonnés par de nombreux facteurs — au point que des sociétés sans violence sexuelle existent, comme chez les bonobos.