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Music. Dix ans sans David Bowie.

HERO Le 10 janvier 2016, le monde a retenu son souffle : David Bowie s’éteignait. Quelques jours avant, il avait fêté ses 69 ans, offrant au public « Blackstar », un disque énigmatique et fascinant, comme une dernière lettre envoyée depuis les confins de son art. Dans « Lazarus », il semblait déjà nous parler de sa propre disparition, mêlant vie et mort dans une danse étrange et sublime.

Bowie n’était jamais le même : pionnier des sons et des genres dans les années 70, icône flamboyante sur MTV dans les années 80, rocker expérimental, acteur raffiné, et éternel voyageur de son propre imaginaire. Sa mort n’a pas figé son art ; elle l’a magnifié. Chaque note de « Blackstar », chaque image de ses clips, chaque éclat de sa pochette d’« Aladdin Sane » devenaient autant de témoins de son génie et de son audace.

Depuis, sa présence ne faiblit pas. Les hommages fleurissent, des scènes des Grammy Awards transformées en éclatantes résurrections de Ziggy Stardust, aux documentaires comme « Moonage Daydream », où l’on retrouve enfin le véritable Bowie, au-delà de toute imitation. L’exposition « David Bowie Is », pensée par lui-même, voyage de Londres à Paris, Toronto, Berlin et New York, offrant un monde où ses objets, ses costumes, ses notes et ses dessins racontent la vie d’un artiste insaisissable.

Son œuvre, rééditée, relancée sur vinyles et plateformes numériques, touche toujours les nouvelles générations. « Heroes », chant des luttes et des élans, se fait hymne dans les séries et films, rappelant que Bowie ne disparaît jamais vraiment. Même dix ans après, il vit dans chaque note, chaque image, chaque hommage. David Bowie demeure un phare, une icône intemporelle, un artiste qui a su faire de sa vie une œuvre et de sa mort un ultime geste de création.