NZNTV

NOYAUZERONETWORK.ORG / GENEVA, SWITZ.
Iran. Définition de l’Assemblée des experts

FERMEE L’Assemblée des experts, appelée Majles-e Khobragan-e Rahbari en persan, est une institution de la République islamique d’Iran composée de religieux chiites (mujtahids). Sa mission principale est : d’élire le Guide suprême (le Rahbar) lorsque le poste devient vacant ; de superviser officiellement sa capacité à exercer ses fonctions (surveillance et possibilité de destitution selon la Constitution iranienne).

Cette assemblée a été créée après la révolution de 1979 et fonctionne depuis 1983 dans sa forme actuelle.

Bien qu’elle soit théoriquement chargée de contrôler le Guide suprême, elle ne l’a jamais publiquement défié ou contesté depuis sa création.

Elle compte actuellement 88 membres religieux élus pour des mandats de 8 ans. Tous sont des islamistes chiites qualifiés (souvent des mujtahids), c’est-à-dire des juristes religieux ayant atteint un haut niveau d’expertise en jurisprudence islamique.

Candidature et conditions

Pour être candidat à l’Assemblée Il faut être membre du clergé chiite et avoir des qualifications religieuses reconnues (souvent une expertise en fiqh, la jurisprudence islamique).

Avant toute élection, le Guardian Council (Conseil des Gardiens) doit approuver chaque candidature. Ce conseil vérifie que les candidats remplissent les conditions religieuses et idéologiques. Le Guardian Council est lui-même partiellement nommé par le Guide suprême (qui nomme six de ses douze membres), ce qui donne à ce dernier une influence indirecte sur qui peut concourir à l’Assemblée des experts.

Une fois approuvés, les candidats se présentent à des élections au suffrage universel direct Tous les électeurs iraniens inscrits peuvent voter pour les membres de l’Assemblée dans leurs circonscriptions. Mais en pratique le processus de filtrage et de validation par le Guardian Council limite souvent l’accès aux élections à des religieux loyaux ou modérés envers le régime.

Le terme cooptation dans ce contexte ne signifie pas une nomination directe par l’Assemblée elle-même, mais plutôt : une sélection préalable et filtrage des candidats par le système religieux/constitutionnel, ce qui aboutit à des élus généralement proches du pouvoir ou du clergé dominant. La combinaison de la validation des candidats par le Guardian Council et de l’influence du Guide suprême rend ce processus moins ouvert et impartial qu’un simple scrutin populaire classique.